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Qu’est ce que la CSC?

La Capture et Séquestration géologique du CO2, souvent désignée sous l'acronyme CSC et parfois visé sous des appellations comme « capture de carbone » ou « séquestration de carbone », est un processus visant à capter les émissions de dioxyde de carbone des grandes sources industrielles comme les centrales électriques, raffineries de pétrole et installations de traitement et de production de gaz avant qu'il ne soit évacué dans l'atmosphère. Après capture, le CO2 est ensuite compressé puis injecté profondément sous terre dans les formations géologiques. Enfin ce CO2 injecté est suivi de très près pour s'assurer qu'il reste en permanence sous-sol.

 

 

Après six années d’opérations industrielles et plus de trois millions de tonnes de CO2 séquestrés, In Salah démontre que la CSC est un moyen sûr, efficace et peut être appliqué maintenant.

 

Pourquoi la CSC est importante?

Le plus récent rapport du Groupe intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC), lauréat du Prix Nobel, a conclu que les émissions mondiales de CO2 doivent être réduites de 50-80% d'ici à 2050 afin d'éviter les effets les plus néfastes du changement climatique.

 

Le monde compte actuellement sur les combustibles fossiles pour répondre à 80% de ses besoins énergétiques. La demande en énergie d'une population croissante est en augmentation et ne peut être atteinte à moyen terme uniquement par des énergies renouvelables. Pour relever les défis de cette demande croissante d'énergie et de cette nécessité de réduire rapidement les émissions de CO2, un portefeuille de solutions est nécessaire proposant ; une plus grande efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables et la décarbonisation des combustibles fossiles en utilisant les technologies de capture et séquestration du CO2.

 

Non seulement la grande envergure des projets de CSC comme In Salah empêchent des millions de tonnes de CO2 de s’échapper dans l'atmosphère, mais elle est capable de beaucoup plus. La feuille de route de l'AIE, évaluant des stratégies de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50% d'ici 2050, conclut que la CSC devra contribuer d’un cinquième des réductions d'émissions nécessaires pour stabiliser les concentrations de GES de la manière la plus rentable.

 

Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estime que la CSC pourrait représenter 15-55% du total des réductions des émissions de CO2 nécessaires pour stabiliser le changement climatique de ce siècle.